Il fait beau, je marche dans la rue, vite, je suis préssée, les rayons du soleil se reflètent dans mes cheveux. J'arrive enfin à Bastille, je marche plus vite encore. Je vais enfin te revoir. Les numéros défilent trop lentement, je cours dans la rue, les cheveux au vent, et j'arrive devant ta porte, je t'appelle, ton code. J'entre, bâtiment B. Je monte les escaliers trop vite, j'arrive enfin devant ta porte, et là je te vois et ça me rend tellement heureuse. Ton visage, tes cheveux, ton sourire, tout...
Et commença cette soirée parfaite, posée dans ta cuisine & dans ta chambre, passée à manger des pâtes et des macarons framboise & chocolat en buvant du desperados et en tentant un nombre incalculable de fois de faire des ronds avec la fumée, à regarder des vidéos trop connes sur youtube, à faire des séances d'essayage & de photos, à déguster "Prête moi ta main" et puis à parler, à parler d'absolument tout en fait, à parler du quartier, de Sophie Germain, de tes voisins, de tes parents, des mecs, du tien, de liberté, du communisme, de citations, de tes talons, de fringues, de ta robe, de déprime, de transfusion de cerveau, de brosse à dent, d'amis, de fleurs, de macarons, de Charlotte Gainsbourg, de plantes, de fenêtre sur cour, de combustion de cigarette, de culture, de métro, des amours, de tes profs de guitare, de la rotation de la terre, des trois côtés des gens, de maturité, de ton appartement, de musique, d'expos, de photographie, de nos journée, de la vie, et j'en passe. . .
Je t'aime tellement, ma magnifique, mon exceptionnelle, Elsa, mon rayon de soleil.

